Comme tous les matins, au réveil, j’ai une petite pensée pour ma caravane, là bas, à Villepeinte, je l’aime de plus en plus cette caravane à Villepeinte, j’ai rencontré des chouettes de gens à Villepeinte. Comme tous les matins, après le café du matin, je me dis « tiens faudrait juste ajouter le E à Villepinte »

Il faudrait ajouter un E et prononcer bien toutes les lettres

VillEpeintE
VillEpeintE
VillEpeintE
VillEpeintE
VillEpeintE

C’était ma petite phrase, ma petite pensée du matin, sans importance, mais qui me fait plaisir et comme je me fais plaisir dans cette caravane alors voilà et comme et comme et comme il trône sur mon bureau depuis une semaine ce beau cadeau de Léa en classe de 6ème 2, ce beau cadeau en forme de texte et comme et comme et comme je suis d’humeur joyeuse en cette fin d’hiver début de printemps alors ce cadeau j’ai envie de le partager avec vous lecteurs de la bibliothèque de VillEpeintE.

Chère Léa, j’espère que tu ne m’en voudras pas mais avant de rejoindre les nombreux et beaux souvenirs qui sont regroupés dans une vieille valise, valise dont j’aime plus que tout le touché du cuir craquelé et qui recèle des trésors comme celui que tu m’as offert et que j’ouvre quand le doute me ronge, que les mots ne prennent pas leur place sur la feuille et que l’envie de tout arrêter s’insinue dans le cerveau pour me rappeler que j’aime écrire bordel oui j’aime cela !

Alors chère Léa, merci et maintenant je me tais et je déballe ton cadeau.

Comme tous les matins, mon réveil rouge sonne à 7h20 précises. La radio me sort tout d’un coup de mon rêve.
J’allume ma lampe de chevet rose pour éteindre la radio. Je prends ensuite mon cartable posé devant mon bureau. Il y a plusieurs feuilles, quelques livres et cahiers d’école et u pot à crayons posé dessus ainsi qu’une lampe jaune. Mon cartable est lourd, comme d’habitude.
Je marche dans le couloir légèrement éclairé, mon chat dort sur un tapis bleu avec de jolies pattes de chat dessinées dessus. Je passe devant deux portes vertes, derrière celel de droite, mon frère dort encore, derrière celle de gauche, mon autre frère de vingt ans. J’entends le bruit de son vélo d’appartement.
Comment peut il faire des exercices dès le matin ?
Je continue à avancer puis je descends encore endormie mes 14 marches, encore endormie.
Mon bol bleu et ma tartine beurrée dont déjà prêts. Je mange tranquillement. Tous les matins je prends un bol de chocolat tiède.
A 7h30 , alors que mes céréales croustillent dans mon bol de lait, ma mère rentre. Elle va réveiller mon frère de 14 ans. Celui ci commence à 8H30, comme moi, mais il se permet de dormir quinze minutes de plus que moi.
J’ai fini de déjeuner, je vais mettre mon bol de lait dans le lave vaisselle blanc, presque remplit.
Ensuite, je pars chercher mes vêtements que j’avais préparés la veille. Je les pose à chaque fois sur un meuble Lesvik de couleur marron. Ce meuble là, ma mère l’adore. Je prends mes vêtements et je me dirige vers la salle de bain. Mon frère vient juste de se réveiller et il est encore tout endormi.
Arrivée dans la salle de bain, bleue, je me regarde un moment dans le miroir puis je commence par me brosser les dents avec ma brosse à dents signal qui est orange et blanche et avec le dentifrice à la menthe de la même marque.
Dès que la brosse avec peu de dentifrice dessus touche mes dents, je sens une fraicheur. Mes dents lavées, je commence à m’habiller. J’ai fait ma douche la veille au soir, donc pas besoin de la refaire le matin.
Une fois habillée, je me lave les mains et le visage. Il est environ 7h50 et quelqu’un tambourine à la porte. C’est mon frère qui, lui aussi, veut se préparer. Je lui ouvre la porte, puis il entre avec ses vêtements à la main et moi, je sors, avec mes chaussettes en main.
Je pars dans la salle à manger puis je m’assois sur une chaise pour les mettre. Je vérifie mes devoirs et mon cartable pour voir si je n’ai rien oublié.
Vers 8h05, mon frère sort de la salle de bain. Je vais vite me coiffer pendant qu’il met ses chaussures je vais mettre les miennes, des reebooks puis j’attrape mon manteau et mon cartable et je file. Mon frère passe devant, c’est donc moi qui doit fermer la porte avec mes clefs violettes puis je dois fermer mon portail noir.
Nous sommes enfin en route pour l’école ou plutôt pour le collège.

Léa, mars 2009

Texte écrit à partir de la consigne suivante lors d’un atelier d’écriture à la médiathèque de VillEpeintE avec la classe de sixième 2 du collège les mousseaux : Décrivez avec le plus de précision possible de votre premier pas de la journée jusqu’à votre premier pas dehors.

Texte offert par Léa à l’auteur en résidence le lendemain de l’atelier et conservé par l’auteur dans sa valise à souvenirs sous son bureau chez lui.

Et vous ? Vous faîtes quoi de votre premier pas au réveil jusqu’au premier pas dans la rue. Ecrivez et publiez sur le blog.